Communiqué de presse - 10 avril 2017

L’AÉÉSÉUM aimerait par la présente faire part de son inquiétude face aux récentes compressions budgétaires à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Moncton annoncées au Conseil des gouverneurs du samedi 8 avril 2017. Pour une quatrième année consécutive, la Faculté des sciences de l’éducation subira la plus grande coupure proportionnelle de son budget de fonctionnement, soit un montant de 313 000$, équivalent à 8,13% de son budget de fonctionnement.
L’AÉÉSÉUM craint que les coupures occasionnées au courant des quatre dernières années, équivalent maintenant 23,4% du budget de fonctionnement initial, viennent nuire à l’éducation de ses membres. Elle croit également que le fiasco occasionné par les TCLF au cours des dernières années (rappelons que 18 étudiants furent expulsés du baccalauréat en 2016, en plus d’un nombre indéterminé en 2017) est une preuve des conséquences des coupures radicales dans la faculté et qu’elles ne devraient pas être prises à la légère.
Certes, la Faculté des sciences de l’éducation a subi une baisse d’étudiant au cours des dernières années, mais cette diminution est généralisée sur le campus de Moncton, alors que les coupes budgétaires ne le sont pas. Sur la même période de quatre ans, seules les facultés de droit, des études supérieures et de la recherche et des sciences de la santé et des services communautaires ont subi des baisses budgétaires totales, respectivement de 6,4%, 1,4% et 0,02%.
L’AÉÉSÉUM aimerait donc du même coup faire part de sa déception face à l’attitude du recteur de l’Université de Moncton, M. Raymond Théberge, et du vice-recteur à l’administration et aux ressources humaines, M. Edgar Robichaud, face à l’éducation. Elle tient à leur rappeler que l’éducation est un pilier de la société en milieu minoritaire francophone et qu’elle doit être considérée comme un enjeu de premier plan.
L’Université de Moncton a dans sa mission l'objectif de « fournir à la population acadienne et à la francophonie en général des programmes de formation de la plus haute qualité ». Des coupures dans les domaines académiques avant les domaines administratifs viennent cependant contredire cette mission. L’AÉÉSÉUM inviterait donc le rectorat de l’Université de Moncton à effectuer une révision de sa structure interne avant d’amputer les domaines touchant directement ses étudiants, qui sont le cœur de cette université.
Francis Bourgoin
Vice-Président aux affaires externes de l’Association des Étudiants et Étudiantes
des Sciences de l'Éducation de l'Université de Moncton
efb9922moncton.ca